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Charles Beaudelaire: de traducteur à poète maudit


Charles Baudelaire est un poète français. Né à Paris le 9 avril 1821, il meurt dans la même ville le 31 août 1867. Charles Baudelaire n'a que six ans lorsque son père meurt. Sa mère se remarie un an plus tard avec le général Aupick. Il refuse cette union et sera toujours en opposition avec ce militaire aux valeurs et aspirations très différentes des siennes. Il entre au lycée Louis le Grand à Paris. Baudelaire se fait remarquer par son caractère rebelle. Il commence à fréquenter le Quartier latin. En 1839, il est renvoyé de Louis le Grand mais obtient néanmoins son baccalauréat. Il choisit délibérément une vie de bohème. Sa famille, qui n'apprécie guère la vie dissolue du jeune homme, le pousse à embarquer en 1841 à bord d'un paquebot pour les Indes. Ce voyage devient une source d'inspiration pour Charles.


Pendant une quinzaine d’années, Baudelaire, perfectionnant sa connaissance de l’anglais, traduit trois volumes de contes, Histoires extraordinaires, Nouvelles histoires extraordinaires et Histoires grotesques et sérieuses, un roman, Aventures d’Arthur Gordon Pym, et un essai, Eurêka. Par leur beauté, leur pureté, ces traductions se sont, dès leur parution, imposées avec la force d’œuvres originales. Avant de découvrir Poe, Baudelaire avait traduit une nouvelle, Le Jeune Enchanteur, et des chansons. Il traduit aussi des fragments du Chant de Hiawatha, de Longfellow, et adapte, dans les Paradis artificiels, des extraits des Confessions d’un mangeur d’opium anglais, de Thomas De Quincey.


Baudelaire a traduit Poe parce que ce dernier, dit-il, lui ressemble. Comme Baudelaire, Edgar Poe allie spiritualité et rigueur, et son aspiration à l’infini se double d’un travail de logicien, d’analyste.


Baudelaire était aussi un poète, dit « le poète maudit ». Au cœur des débats sur la fonction de la littérature de son époque, Baudelaire détache la poésie de la morale, la proclame tout entière destinée au Beau et non à la Vérité. Comme le suggère le titre de son recueil, il a tenté de tisser des liens entre le mal et la beauté, le bonheur fugitif et l’idéal inaccessible (dans : À une Passante), la violence et la volupté (dans : Une martyre), mais aussi entre le poète et son lecteur (dans : Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère ) et même entre les artistes à travers les âges (dans : Les Phares). Outre des poèmes graves (Semper Eadem) ou scandaleux (Delphine et Hippolyte), il a exprimé la mélancolie (Mœsta et errabunda), l’horreur (Une charogne) et l’envie d’ailleurs (L’Invitation au voyage) à travers l’exotisme.